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jeudi 24 février 2011

Domaine Philippe LECLERC

Philippe LECLERCGEVREY-CHAMBERTIN Philippe LECLERC

Philippe LECLERC

(GEVREY-CHAMBERTIN)

9, rue des Halles
21220 Gevrey-Chambertin
Téléphone :03 80 34 30 72
Télécopie : 03 80 34 17 39
Email : philippe.leclerc60@wanadoo.fr
Site : www.philippe-leclerc.com

Classé Premier Grand Vin, ce qui récompense une politique qualitative exemplaire, où la typicité s'allie à des prix très sages. Superbe Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Cazetiers 2006, suave, d'une richesse et d'une complexité très fine, avec ses notes subtiles de fruits rouges mûrs, d'humus et d'épices. Le 2005, fort bien élevé, superbe, gras et très parfumé, d'une belle harmonie au palais, au nez envoûtant avec ces notes très caractéristiques de fruits des bois macérés et d'épices, très riche et très élégant à la fois, de belle évolution. Savoureux Gevrey-Chambertin Premier Cru La Combe aux Moines 2006, un Vin puissant et coloré, aux nuances de poivre, d'humus et de griotte, très équilibré, d'une belle harmonie au palais, avec ses pointes de petits fruits mûrs légèrement épicés, qui demande à se fondre. Remarquable 2005, de robe brillante, aux notes de framboise et de cerise, bien équilibré, alliant structure et velouté en bouche, ample et gras, de garde, bien sûr. Le 2003 est de bouche puissante, au nez de cerise macérée, un Vin épicé, avec ces senteurs de griotte légèrement réglissées, qui allie richesse et distinction, d'une belle finale. Le Gevrey Les Champeaux 2006 est tout aussi réussi, de robe grenat, au nez dominé par les fruits rouges (prune, cassis, framboise), aux tanins très équilibrés, finement épicé en finale comme il le faut. Beau Chambolle-Musigny 2006, très élégant, riche au nez, avec ces connotations subtiles de cerise, d'humus, qui mêle puissance et distinction en bouche, bien corsé, aux tanins présents et savoureux à la fois, un Vin qui s'apprécie dès aujourd'hui mais mérite un peu de patience.

jeudi 17 février 2011

Du plus grand au plus abordable, des Médoc comme on les aime

Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

- Haut-Médoc

Superficie : 4 680 ha (3 764 en 1990), 27 % du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

- Listrac

Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac possède 3 magnifiques croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon qui donne toute son impétuosité au Listrac, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot dont le fruité et la chair enrobent à merveille ses vins.

- Margaux

À Margaux prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

- Médoc

Superficie : 5 700 environ ha (4 018 en 1990), 29 % du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

- Moulis

À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

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- Pauillac

Pour les gourmets, l’agneau de Pauillac est une chair délicate très recherchée. Ce sont des “laitons”, des agneaux qui n’ont jamais brouté d’herbe ; ils bénéficient d’un label AOC depuis 1985. Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le xviiie siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

- Saint-Estèphe

L’appellation est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

- Saint-Julien
Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien